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baignade interdite

Nos corps brûlants s’entremêlaient sur la paillasse sèche. Un faible reflet nous éclairait de sa lumière timorée. Tes fesses callipyges, moites, luisantes, glissaient sur mon ventre. Écartée, provocante, tu les frottais contre moi tantôt avec légèreté et finesse, tantôt avec démesure. Je sentais les longs poils blonds de ton sexe mouillé se plaquer contre ma peau d’un noir d’ébène.

Tu étais la première femme blanche avec qui je faisais l’amour. Mes yeux ne pouvaient suivre ma pensée. Ils se promenaient sur tes courbes insistantes. Mon regard s’arrêtait sur ton cou, tes épaules. Tes seins ronds, larges, dodelinaient au-dessus de ma figure. Leurs liserons rosacés se balançaient à moins de quelques centimètres de ma bouche. Je pris l’un d’eux entre mes lèvres et le suçai, le mordillai avec douceur. Tu semblas gémir. Une délicatesse. J’étais fier de t’entendre réagir de la sorte et comblé de te sentir frémir sous le poids de mes timides caresses.

Lorsque ton visage descendit lentement le long de mon corps, couvrant mes muscles bandés de salive fraîche et inodore, je fermai les yeux. Je souris quand tu respiras goulûment l’odeur de mon aisselle. Tes cheveux satinés chatouillèrent ma nuque, puis mon abdomen, aboutissant enfin à mon sexe dressé, purement sauvage.

J’ouvris les yeux au moment précis où tu aspiras ma verge jusqu’au fond de ta gorge. À la vision de ces lèvres si minces et si taquines qui, dilatées, entouraient mon sexe épais et livide, je parvins par je ne sais quel miracle à retenir mon orgasme. Tes yeux gris me fixaient, me transfiguraient de leur pâleur. Tout en me regardant comme une tigresse affamée, tu mordais la base de mon pénis avec déraison.

Réalisant que je ne pourrais plus tenir très longtemps, tu laissas mon sexe se dérober de ta bouche et, t’agenouillant sur le sol argileux de la hutte, le pris entre tes seins. Le long dard noir glissa avec aisance entre les lobes de ta poitrine. J’éjaculai presque aussitôt. Le jet de sperme jaillit et percuta avec force la paroi en latex du condom. Hors d’haleine, je tirai sur tes longs cheveux jusqu’à ce que tu relèves la tête. Tu souriais.

À nos côtés, les cris de plaisir qui s’échappaient de la bouche de ma femme devinrent plus distincts. Par derrière, le gland de ton mari disparut dans les plis et replis humides de ses petites lèvres.

Demain matin, dès la levée du jour, nous terminerons d’installer cette belle pompe à eau toute neuve que votre pays a si généreusement offerte à notre village.

 
 

 

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